Janvier 2009
La fin de saison dernière en pente trés trés douce n'a pas entamé mon moral et j'ai profité des vacances de noel pour repérer accés à la rivière et recenser les forces en présences.
J'adore le spectacle des truites sur les frayères…même si cette année encore je n'ai pu assister à l'instant "T".
février 2009
mars 2009
Avril 2009
L'ouverture pour moi. Mais à la différences des années précédentes…terminé la période des bisounours ou il suffisait de poser une mouche n'importe comment pour prendre du poisson…une tendinite m'empêche de lancer correctement et si le paradis et l'enfer halieutiques sont voisins de palier alors j'ai du frapper à la mauvaise porte car la réussite me fuit. Malgré tout, avec de l'acharnement et le peu de passion qu'il me reste j'ai réussit quelques coups de lignes vraiment sympas même si la quantité de poisons pris n'est pas du tout en rapport avec le temps passé auprés de la rivière.
Malgré tout
Aujourdh'ui j'ai un peu la tête dans les nuages et je crois qu'il me faut déconnecter mon loisir de l'objectif de performance qui constitue mon quotidien sinon je ne trouverai plus à la pêche cet échappatoire qui me plaît tant.
Pause pour quelques temps…
Juillet 2009
En cette fin du mois de mai 2009, il fallait bien me l’avouer ma vie de pêcheur allait se terminer doucement étouffée par la modernité.
Depuis plusieurs mois mes parties de pêche n’étaient que frustration et absence de plaisir.
A l’ouverture une violente tendinite au bras avait brisé tous mes espoirs et dans une rivière devenue trop grande pour moi j’ai vu s’envoler les mouches et avec elles mes premiers espoirs 2009.
Par la suite je ne comptais plus les poisons décrochés, cassés, effrayés. Les spots envisagés et déjà occupés par des confrères, les orages et les crues m’obligeant à changer mes projets. Les souches et les branches dévoreuses de mouches. Et puis il y a eu cette grosse truite que j’estimais à 2kg et qui avait refusé toutes mes avances lors de mes vacances de Pâques.
Et que dire du scion de ma canne perdu dans les broussailles lors d’un coup du soir et que je n’ai retrouvé le lendemain qu’après plusieurs heures de recherches.
Non, décidément en cette fin de printemps cette part de préhistoire ancrée en moi et qui me pousse à m’approcher d’une rivière dès que j’en ai l’occasion….ce besoin primitif allait définitivement disparaître.
Et puis la tendance s’est inversée…grâce à un chevreuil béarnais !!
Fin juin 2009, lors de mes vacances (là où les Pyrénées sont atlantiques) alors que j’entamais ma traditionnelle bredouille du soir (espoir !!!) j’ai entendu un sinistre craquement dans le fourré voisin. Alors que je m’attendais (comme d’habitude) à voir sortir un pécheur c’est un chevreuil qui m’est apparu à peine à moins de 5m. Sans un mot, ni mouvement je l’ai observé d’abord boire puis traverser la rivière juste devant moi. Bondir pour s’évader du courant et me jeter un dernier regard. J’aurai juré sur le coup qu’il m’avait fait un clin d’œil en guise d’au revoir.
Je ne le savait pas encore ….il venait de sauver ma saison.
Le lendemain la canicule avait pas mal calé l’activité des poissons sur le grand Gave et ce n’est que dans les dernières lueurs du couchant que je constatais une éclosion de trichoptères il n’en fallait pas plus pour que je monte un sedge…… en poil de chevreuil bien sur !!! Quelques minutes plus tard ma canne était pliée en deux…à l’autre bout de la ligne il y avait du beau, du lourd qui luttait pour la vie.
La préhistoire avait repris le dessus.
Pas de photo, juste un regard et c’était reparti comme en 40. Moyenne que je m’appliquai à dépasser certains soirs et d’autres pas. Difficile de faire des photos dans la pénombre lorsque l’on est seul et que l’on doit gérer le courant, l’épuisette, la canne, l’appareil photo …et le poisson qui gigote et qui gigote. Par la suite je tomberai amoureux de la grande Nive qui m’a rappelé un peu la Sorgues des années 80. Par trois fois je verrai un saumon sauter devant moi….devant tant de grâce difficile de se concentrer et de continuer à pécher et puis cette fois ci je n’avais pas de mouche en poil de saumon…
Quelques photos des belles des Nives:
Sa petite soeur:
Et leur cousine:
Et puis les paysages sont superbes. Ce lac s'appelle le lac de l'Ours, devinez pourquoi?
Une dernière des sous bois
Fin août 2009
L’été qui monte en flèche…comme une rando pêche en Haute Ariège.
Couche tard et lève pas très tôt ne sont pas forcément les meilleurs atouts pour arriver le premier au lac tant convoité. Pourtant la journée avait bien commencé et j’avais entamé le chemin de la montée au milieu des Elfes et des Fées du fond de la vallée. Peu à peu les ombres s’émancipaient et le soleil giclant au dessus des cimes me transperçait déjà le visage. Par deux fois j’ai manqué de sortir de la sente herbeuse qui me mène au lac.
La grimpe est rude et mon esprit vagabonde. Qui dois je craindre le plus la haut ? L’ours ou le randonneur…Mais l’ours ne jette pas de pierre dans l’eau à proximité des pêcheurs, il n’arrive pas non plus dans votre dos en hurlant « CA MORD ? » Non définitivement pas de crainte de ce coté là…par contre, arrivé au sommet : pas de chance, car je dois partager la bordure que j’envisageai avec un autre pêcheur.
Pourtant, dans la matinée j’aperçois une belle truite mais celle là doit être connectée à Pecheaveyron.com car elle se fige à quelques centimètres de ma nymphe pour s’en détourner quelques secondes plus tard. Nul doute que dans une vie antérieure elle a du croiser Laug, Jean-Marc, Nico,Gali, John, Lau ou Mickael (pardon pour ceux que j’ai oublié)…
Un peu dépité je pêchote tant bien que mal jusqu’au repas … Puis le vent tourne et à la faveur d’une belle éclosion, les saumons de fontaine se déchaînent (et moi avec eux !). Compensant ainsi ma déception matinale. J’en profite pour tester mon nouveau fil fluorocarbone en 10e dont la solidité et la discrétion me paraissent très corrects.
16H et déjà une belle pêche réalisée. Soudain un cri: une marmotte ? Je lève la tête et aperçois un farfadet qui danse et qui m’indique avec de grands gestes le chemin du retour car les nuages s’amoncellent dans le ciel. Je range mon matériel et entame la descente. Quelques minutes plus tard, la pluie salvatrice rythmera mes pas jusqu’au parking.
Voiture, radio, il est temps pour moi de retrouver la civilisation du bas… à regret.
octobre/Novembre 2009
Aprés un monumental orage pour la fermeture de la truite et dans la perspective de quitter prochainement le département du Lot, je me suis attaché à fréquenter la grande rivière que j'avais jusqu'à présent ignorée.
Et là j'ai adoré. C'était un vrai grand nouveau départ. Une nouvelle approche halieutique loin de la pratique de la NAV que je connais dans les cévennes. Il a fallu tout revoir: les poste à poissons, la typologie des éclosions, les statégies d'approche…les mouches qui vont bien.
Quelques photos des habitants de la Belle et du nouveau chalenge:
Et la Belle:
Décembre 2009
L'hiver vient d'arriver. J'envisage d'aller au salon de Clermont-Ferrant rêver aux destinations lointaines.