Je profite de quelques instants de libre pour bloguer quelques tofs de ma saison 2010…
I) La catastrophe de printemps
La Comté est un pays formidable, mais ce printemps ces deux plus beaux joyaux ont connu la peste des rivières, le choléra des poissons. Si bien que les premiers poissons que j’ai aperçu étaient des poissons morts !!
L’épidémie a touché indifférement les ombres et les truites.
La faute à un taux de cyanobactéries anormalement élévé dans les eaux de ces deux rivières. On ne peut vraiment parler que de ce que l’on connait bien…et je ne vais pas me risquer à échafauder telle ou telle théorie. En revanche je pense qu’il y a deux questions majeures à régler…qui conditionneront l’avenir de ces rivières et de biens d’autres.
L’assainissement (ici la pisseuse à Ornans)
Est’ il normal qu’en 2010 dans un pays dit civilisé il y ait autant de rejets dans les rivières ? Il ne faut pas oublier que la Loue est une résurgence du Doubs et que sur le plateau qui domine les gorges de la Loue se trouve la ville de Pontarlier ce qui représente plus de 20 000 habitants. Je pensait que l’on devait arriver sous peu à un état écologique satisfaisant des rivières (2015) C’est tout le contraire qui est en train de se passer…combien de fois cet été ai je ouvert le “Progrés” ou “l’Est” pour voir des articles relatant des poissons morts par centaines …et pas seulement sur la Loue ou le Doubs. Vraiement démoralisant.
Si l’on rajoute à cela la catastrophe sur la Menoge dans le massif alpin ou la contamination du delta du danube en Hongris…on peut dire que la coupe a débordé depuis longtemps.
Le deuxième problème à régler sera celui de l’agriculture. Ici une photo du fond de la Loue…au mois de mai 2010.
Produire toujours plus au risque d’en perdre son âme. Toujours plus d’engrais, toujours plus de pesticides…pour arriver à ce résultat?
Puisque l’eau est la source de vie, détruire l’eau revient à s’auto détruire…est ce si dur à comprendre ?
(Statue à Ornans).
J‘‘ai quand même quelques doutes sur le rétablissement de la situation. Entre les intérêts économiques des uns, les intérêts politiques des autres, la passivité de la trés grande majorité des gens…je suis assez pessimiste sur les combats à venir…
J’arrive même à penser parfois que la pêche est un sport en voie de disparition. J’en veux pour preuve ce vendeur de Décathlon qui m’a répondu alors que je cherchait un article: le rayon mouche ?…On fait plus monsieur, c’est un sport en perdition!!
Et si l’on rajoute le réchauffement climatique lié à l’activité humaine…qui entrainera à terme une forte diminution de la zone à salmonidé..
Mais je n’aime pas la pétanque…alors?
II) la découverte du Jura
Malgré tout j’en ai profité pour me ballader ça et là.
Au fil des rencontres, des ambiances différentes.
Chaque reculée, chaque montagne m’attire…j’aurait aimé battre la campagne jusqu’en tomber d’épuisement. Mais le massif est vaste.
Respirer chaque fleur, grimper à tous les arbres, admirer tous les paysages. J’espère avoir un peu de crédit pour l’an prochain.
Je crois que je ne peut me tenir jamais trop éloigné d’une rivière…je n’arrive pas à bien me l’expliquer mais c’est comme cela. Peut être étais je poisson dans une vie antérieure..
Je profite de ces quelques pages pour remercier David qui a bien voulu me donner quelques heures de son temps pour me montrer sa rivière et m’expliquer la règlementation un peu compliquée (en tout cas pour un sudiste) de la pêche dans le département.
III) les Poissons
J’en ai pris ….quelques uns. A cause des contraintes liées à mon installation…je n’ai pas fait énormément de sorties. A titre d’exemple, seulement trois sorties entre la fin juillet et la fermeture. En revanche à la différence des autres années pas ou peu de bredouilles.
Les truites
Bien sur !! Quelques poissons au dessus de 40 mais pas de gros poissons aperçus. D’ailleurs la pêche d’exploration se prête trés peu avec la quête du graal. Un début d’année plutôt en seche et la deuxiéme partie en nymphe à vue.
Pour des raisons de déonthologie personnelle liée à l’épidémie , je n’ai péché le Doubs et la Loue qu’une seule fois chacun. Vu l’état sanitaire des deux rivières, prendre et relacher un poisson revient à l’affaiblir encore plus par conséquent quand j’ai réalisé ce qui s’est passé…j’ai préféré m’abstenir.
Suite à un lancer arbalète:
En séche sous une voute d’arbre dense:
En nymphe à vue en plein caniar, pour moi situation idéale:
Sa jumelle:
En sèche (début de saison)
Les Ombres
Mon plus gros
Sa dorsale magique
Un autre sur une autre rivière:
Le dernier:
La deuxième catégorie.
Même si les poissons cités plus haut ont ma préférence, j’avoue qu’un petit coup de ligne sur un beau poisson qualifé de moins “noble” n’est pas pour me déplaire.
Ce qui m’intéresse..c’est la démarche. Comprendre son mode de vie, étudier son biotope, comment le leurrer avec une mouche?
Un poisson d’avenir et facile: le chevaine:
Et un pour lequel j’ai une affection toute particulière: car sa puissance est dévastatrice.
Un autre:
Ces rivières ont trés certainement connues les deux grand Henri qui nous ont quittés au mois d’août 2010. L’un henri Limouzin a bercé mon enfance à travers ces récits dans la pêche et les poissons ou bien à travers l’émission histoire naturelle. L’autre henri Bresson, était déjà une légende de son vivant. Je l’ai connu grâce au livre de vincent Lalu: “le sorcier de Vesoul”.
Là où ils sont maintenant, j’espère qu’il y a de belles rivières…….. exemptes de toute connerie humaine.
J’espère que 2011 ne sera pas identique



















































